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Thami Ghorfi: «De réelles Role models!»

Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5983 Le 06/04/2021 | Partager
Elles se démarquent dans un environnement qui leur est souvent hostile
Le sens du devoir et l’attachement émotionnel les animent
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Thami Ghorfi, Président de l’ESCA Ecole de management. Co-auteur de l’ouvrage «Femmes au cœur des entreprises familiales», il a également dirigé celui paru en 2016, «Entreprises Familiales -Des paradoxes aux Opportunités» (Ph. F. Alnasser)

- L’Economiste: Discrimination salariale, harcèlement, sexisme..., sont autant de freins pour les femmes dans la vie active. Avez-vous retrouvé ces mêmes réalités au sein des entreprises familiales?

 - Thami Ghorfi: L’entreprise est à l’image de la société marocaine, hostile à l’égard des femmes. Toutefois, nous pouvons affirmer que les entreprises familiales dirigées par des femmes ou qui ont des membres de la famille dans le management consacrent généralement plus d’espace pour l’épanouissement professionnel de l’élément féminin. Nous avons aussi découvert de très belles réalisations de femmes indépendantes, engagées, charismatiques et qui démontrent leur leadership au sein de l’entreprise et de leur famille, comme dans la société.

- Malgré des discours égalitaires, l’organisation de l’entreprise familiale favorise le maintien des hommes au pouvoir. Pourquoi cette pratique a-t-elle la peau dure?
- La société en général favorise le maintien des hommes au pouvoir. Le travail que nous avons mené montre que les femmes sont à même de diriger des entreprises familiales et de prendre le relais. Les enseignements sont nombreux. Nous pouvons affirmer que les leaders d’entre elles aujourd’hui ont souvent été inspirées par d’autres femmes. Elles s’appuient aussi sur les hommes de leurs familles pour déployer leur leadership. Les femmes savent clairement utiliser les réseaux internes au sein de la famille et au sein de l’entreprise pour faire progresser les activités. Ces figures sont justement à considérer comme des exemples qui bousculent les pratiques sexistes dans les entreprises, et par conséquent dans la société. Elles  constituent de réels «role models» et sont certainement inspirantes pour de nombreuses jeunes femmes.

- Dans votre ouvrage vous dites: «Bien que les femmes travaillent dans l’ombre ... elles doivent se battre pour entrer dans la lumière». Le plafond de verre est-il aussi étanche en entreprise familiale?
 - Il faut commencer par voir que les femmes travaillent dans les entreprises familiales depuis des générations. Elles doivent se battre d’une certaine manière pour s’imposer auprès des hommes de leurs familles, pères, frères, époux, oncles. Ces hommes restent des modèles incontournables. Elles prennent ensuite de plus en plus de responsabilités. Elles font vivre les valeurs de la famille au sein de l’entreprise, tout en imposant de nouveaux modèles de leadership.
Nous observons également qu’elles sont certainement mieux intégrées, mais cela veut dire qu’elles accèdent à des responsabilités plus vite, et qu’elles doivent gérer des complexités majeures. Elles font preuve d'habilités exceptionnelles à maintenir les équilibres dans les relations au sein de la famille et de l’entreprise. Elles travaillent dans la structure familiale par sens du devoir et par attachement émotionnel.
L’entreprise familiale doit être ainsi un laboratoire pour montrer ce que les femmes peuvent accomplir en termes de développement et de performance. Il faut que la société dans son ensemble les mette plus en lumière.

Propos recueillis par Tilila EL GHOUARI

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