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Economie

Pas ou plus de dations pour les immobilières cotées

Par Moulay Ahmed BELGHITI | Edition N°:5983 Le 06/04/2021 | Partager
Ayant massivement opté pour cette solution, Alliances n’en traîne plus depuis 2019
La crise du Covid accentue les difficultés des promoteurs

Le secteur immobilier était, il y a quelques années à peine, au bord de la crise systémique. Avec des niveaux d’endettement extrêmement hauts, de fortes méventes et une production abondante, les opérateurs immobiliers en Bourse ont été amenés à mettre en place des plans pour surmonter leurs difficultés...

Le secteur immobilier était, il y a quelques années à peine, au bord de la crise systémique. Avec des niveaux d’endettement extrêmement hauts, de fortes méventes et une production abondante, les opérateurs immobiliers en Bourse ont été amenés à mettre en place des plans pour surmonter leurs difficultés.

C’est ainsi qu’Addoha a lancé, en 2015, son plan Génération Cash dont l’objectif était de réduire son endettement (plus de 9 milliards de DH) et de redimensionner sa production tout en continuant d’assurer un bon rendement à ses actionnaires. Il a ainsi emboîté le pas à Alliances qui était en proie à des difficultés éminemment plus importantes qu’Addoha qui risquaient de lui faire déposer le bilan. La dette du groupe de Alami Lazraq, introduit en Bourse en 2008, culminait à 8,2 milliards de DH au 31 décembre 2015.

Face à cette ampleur, les créanciers (principalement les banques) ont imposé l’adoption d’un plan de restructuration drastique qui a impliqué un changement dans la gouvernance avec un retrait de Alami Lazraq, alors PDG de la société du volet opérationnel, et le recrutement de Ahmed Ammor pour redresser la situation (cf. L’Economiste du 12 décembre 2016).

Dans le cadre de son plan, Alliances avait, contrairement à Addoha, opté pour le remboursement en dations pour un montant initial de 7,5 milliards de DH (partie dette bancaire et dette privée). Cette politique s’est avérée payante puisque le promoteur immobilier se vantait en septembre 2019 que son chiffre d’affaires semestriel ne contenait plus la moindre dation. Il a ainsi réussi à liquider 1,3 milliard de DH de dation au cours des 6 premiers mois de l’année en question. 

Aujourd’hui, les comptes des trois sociétés immobilières (Addoha, Alliances et RDS) cotées en Bourse semblent ne plus contenir de dation. En revanche, la crise induite par la pandémie du Covid a accentué les difficultés financières avec une forte dégradation de leurs revenus (-65,5% à 1,2 milliard de DH pour Addoha, -55,2% à 618 millions de DH pour RDS et -38,4% à 1,3 milliard de DH pour Alliances).

En cause, la contraction de la demande induite par la baisse du pouvoir d’achat et du décalage des livraisons de 2020 sur l’année 2021 suite à l’arrêt des chantiers au moins pendant la période du confinement au second trimestre. Dans ce sillage, leur rentabilité a été fortement rognée (-744 millions de DH pour Addoha, -437 millions de DH pour Alliances et -135 millions de DH pour RDS).

Outre la baisse du CA et du maintien de charges incompressibles, les promoteurs ont ainsi dû pour certains de comptabiliser des provisions pour la mise à jour de la valorisation de quelques-uns leurs actifs. Ce qui a fortement impacté leurs profits. Le spectre des dations risque-t-il de ressurgir si la situation perdure?

Moulay Ahmed BELGHITI

 

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