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«Il faut sauver la filière géologie!»

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5989 Le 14/04/2021 | Partager
Détestée, la spécialité attire très peu d’étudiants
La majorité écrasante préfère s’inscrire en biologie
Besoin de bons profs au lycée

«La géologie est en déperdition totale dans les universités, pourtant le Maroc possède d’énormes richesses géologiques. Des experts du monde entier viennent chez nous pour les explorer», s’écrie Omar Saddiqi, doyen de la faculté des sciences Aïn Chock de Casablanca. Géologue de formation, Saddiqi s’inquiète de l’avenir de cette discipline.

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Les licenciés en SV et STU représentent le tiers des licenciés dans le domaine des sciences. Les diplômés en STU sont très peu nombreux par rapport à ceux en SV

«Il faut sauver cette filière!», insiste-t-il. Les étudiants en sciences de la vie et de la terre (SVT) se spécialisent à partir de la deuxième année de licence. Généralement, la majorité écrasante s’oriente vers les sciences de la vie (SV), autrement dit la biologie, au détriment des sciences de la terre et de l’univers (STU), en d’autres termes, la géologie.

En 2019-2020 par exemple, la faculté des sciences Ben M’Sik de Casablanca comptait 2.118 étudiants en SV, contre seulement 76 en STU, soit presque 30 fois moins. Celle de Fès accueillait 2.677 en SV, et uniquement 208 en STU. A Agadir aussi, la filière STU n’enregistrait que 724 inscrits, contre 3.167 pour les SV. Et la tendance est générale.

Pourquoi un tel désamour? «La discipline est haïe par les élèves dès le lycée, car mal enseignée», explique Saddiqi. «Et ce n’est pas la faute des enseignants, il s’agit d’un cercle vicieux. La majorité des profs de géologie au lycée sont en fait diplômés en biologie. L’enveloppe horaire réservée à la géologie, ainsi que son poids dans la note finale, inférieur à celui de la biologie, sont également décisifs», poursuit-il. Une fois à la faculté, les étudiants en gardent un mauvais souvenir. Serait-ce une question de débouchés aussi?

Pas vraiment, selon le doyen. Puisque les diplômés des deux filières travaillent souvent dans des domaines qui n’ont aucun rapport avec leur spécialité, ou finissent dans les mêmes secteurs. La majorité postule pour les concours de l’Education nationale pour devenir prof, dans des laboratoires de biologie ou pour un poste de délégué médical.

«Il faudrait que les universités et les académies régionales de l’éducation et de la formation unissent leurs efforts pour former de bons enseignants. Les manuels doivent, également, être revus», suggère Omar Saddiqi.

Ahlam NAZIH

 

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