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Transport maritime: L’Asmex plaide pour un pavillon national

Par Hassan EL ARIF | Edition N°:6006 Le 07/05/2021 | Partager
En 14 ans, le Maroc est passé de la 81e position au 22e rang en termes de connectivité portuaire
Mais l’absence d’une flotte nationale menace la souveraineté économique

La dérégulation du transport maritime à l’échelle mondiale fait partie des effets secondaires de la crise du coronavirus. Les opérateurs économiques sont impuissants devant la flambée des coûts du transport maritime, aggravée par la rareté des conteneurs. Il faut dire que celui-ci s’accapare la part du lion dans le commerce international. Il représente en effet 80% des échanges en volume et 70% en valeur.

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Selon le dernier rapport de la Direction de la marine marchande, la flotte marocaine de transport de fret compte 8 navires actifs appartenant à sept compagnies maritimes, dont 4 porte-conteneurs, 3 pétroliers et 1 bitumier

La mondialisation de l’économie et la libéralisation des échanges se sont traduites par l’apparition de méga-navires, l’intensification du trafic sur les principaux ports et des alliances maritimes qui ont changé la configuration de l’activité.

Des alliances qui peuvent présenter un risque pour l’équilibre des échanges mondiaux en servant certaines régions ou destinations aux dépens d’autres. C’est ce qui inquiète l’Association marocaine des exportateurs (Asmex).

«L’analyse de la structure du transport maritime marocain fait apparaître la prédominance des flux vraquiers qui représentent la partie la plus importante de la demande du transport. Et sur ce segment, l’offre du pavillon national est absente au profit d’opérateurs étrangers», signale Hassan Sentissi, président de l’Asmex.

Doté d’une position géographique stratégique, le Maroc a enregistré une forte progression sur la période 2006-2019, passant de la 81e position au 22e rang mondial en termes de connectivité maritime et ce, grâce à l’investissement dans l’infrastructure portuaire. 95% des échanges commerciaux passent par le transport maritime selon les estimations de l’Asmex. Par conséquent, il représente un «point névralgique de l’économie nationale».

«Cependant, disposer de grandes infrastructures portuaires sans flotte nationale pour sécuriser et autonomiser nos échanges commerciaux peut constituer une véritable menace pour notre économie», prévient le président de l’association.

Par ailleurs, le Maroc est signataire d’une série d’accords de libre-échange dans le cadre de l’ouverture de son économie à l’international. Ce qui exige une logistique assez performante pour que l’offre exportable marocaine soit compétitive.

«La construction d’une flotte maritime marocaine contribuera à renforcer le rayonnement du label Made in Morocco à l’échelle internationale. Notamment sur le plan continental où la contribution de l’Afrique aux flux commerciaux maritimes est marginale, contrairement à l’Asie qui a bénéficié d’une plus grande intégration dans les réseaux mondiaux de fabrication et de commerce, favorisant ainsi un commerce intra-régional très dynamique», souligne Sentissi.

Pour appeler à l’investissement dans une flotte nationale, les exportateurs ne manquent pas d’arguments. Il s’agit de la volonté du gouvernement d’ériger le Maroc en hub économique régional et de la nouvelle orientation vers l’ouverture sur de nouveaux partenaires commerciaux pour réduire la dépendance vis-à-vis des partenaires commerciaux historiques.

Le fait aussi que le Maroc souhaite équilibrer la balance des échanges commerciaux et réduire les déficits propres aux différents accords de libre-échange fait partie des arguments développés par les exportateurs. Ces derniers affirment également que les futurs accords, notamment la Zlecaf, exigent une approche compétitive et systématique au sein de laquelle l’accès à une flotte nationale est indispensable.

L’Association marocaine des exportateurs invite d’ailleurs le gouvernement à des discussions avec les professionnels et les différents intervenants afin d’établir un modèle économique incitatif permettant l’accès au pavillon national et l’innovation à travers des solutions public-privé. Objectif : Garantir la souveraineté économique nationale.

Typologie des ports

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Le Maroc aura dépensé environ75 milliards de DH pour la construction et le développement de ses principaux ports

■ 13 ports ouverts au commerce extérieur
■ 10 ports de pêche à vocation régionale  
■ 9 ports de pêche à vocation locale
■ 6 ports de plaisance
■ 62 Km de jetées de protection
■ 49 Km de quais
■ 1.850 ha de plans d’eau protégés
■1.300 ha de terre-pleins
Source : ANP et ministère de l’Equipement

 

Hassan EL ARIF

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