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Déconfinement: Enfin nous y sommes!

Par L'Economiste | Edition N°:6030 Le 11/06/2021 | Partager
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Après des mois de confinement total ou partiel, le retour à la vie normale arrive enfin ! Des allègements de mesures restrictives incluant l’ouverture des cinémas ou encore l’autorisation des fêtes qui ont néanmoins divisé nos lecteurs. Leurs réactions à chaud… (Cf. notre article du 31/05/2021)  

■ Rattrapons le temps perdu!
Ces dernières décisions du gouvernement ont redonné espoir à bon nombre de citoyens marocains, après plusieurs mois interminables de calvaire sans fin. Tandis que certains ont perdu leur emploi, d’autres ont été séparés de leurs familles et de leurs proches de manière radicale et douloureuse. Une situation qui a duré plus d’une année! Aujourd’hui, la vie économique et sociale reprend ses droits. Les jeunes peuvent à nouveau prévoir des plans pour leur avenir. Une population pleine de rêves et d’ambitions qui a particulièrement été ébranlée durant cette période délicate… Tout ce petit monde a besoin de rattraper le temps perdu et de passer ce cap des plus difficiles à vivre!
A.A.

■ N’ouvrons pas les vannes entièrement!
Ces décisions – représentant un brin d’optimisme sur le papier – ne sont pas rassurantes pour autant! En effet, gardons en tête que l’efficacité des vaccins qui nous ont été injectés demeure limitée. C’est notamment le cas pour le vaccin chinois qui n’a toujours pas obtenu l’approbation de l’Union européenne. De plus, le nombre de Marocains vaccinés «contaminés» n’est pas négligeable ! Enfin, la régression actuelle de la pandémie est tout à fait normale en cette période estivale. Mais rien ne garantit pour autant que le virus ne repartira pas de plus belle en automne! Aussi, et étant donné les moyens sanitaires limités dont dispose notre pays, nous nous devons de faire preuve de vigilance et de ne pas ouvrir les vannes d’un seul coup… Ce qui nécessite une prise de conscience de la part des citoyens et un devoir d’information émanant du gouvernement. Quoi qu’il en soit, conservons religieusement nos pratiques de distanciation et de port du masque… Le virus n’a pas disparu!
M.C.A.

                                                                              

Réforme de la santé

Bonjour Docteur Benabid. Merci pour cet éditorial (paru le 8 juin) très intéressant. J’avais par ailleurs noté que le Maroc a déjà prévu une stratégie Santé 2025, ainsi qu’un budget complet lui ayant été alloué. Ma question est la suivante. Quelle est la relation entre ce rapport et la stratégie, sachant que plusieurs préconisations du rapport rejoignent les actions prévues par cette dernière? Merci d’avance pour votre retour!
S.E.K.

■  Réponse de L'Economiste
«Chère lectrice, merci pour votre réaction. Comme vous avez pu le lire dans l'article de L'Economiste de notre édition d'aujourd'hui (pages 2 à 4), le rapport émane d'une institution constitutionnelle, le parlement en l'occurrence. Le parlement est libre de se saisir d'une question en fonction d'un intérêt ou d'un agenda qui lui paraît important (dans le cas d'espèce, l'élément déclencheur semble avoir été le discours royal sur la protection sociale). Ceci dit, vous avez raison de vous interroger sur le contenu du rapport, les risques de redondance étant fréquents dans ce type d'exercices, et particulièrement pour le secteur de la santé où les dysfonctionnements sont largement connus. Le plus urgent est de passer à l'acte!»
Cordialement

                                                                              

Chantiers du tram: Un métro à la place

L’un de vos journalistes a récemment évoqué dans un article les problèmes de circulation importants pouvant apparaître en raison de l’extension du tramway. C’est bien beau de vouloir construire des lignes de tram, mais pas pour une ville de plusieurs millions d’habitants! Dans ce cas précis, c’est de la pure folie! Il faudrait à la place investir dans la construction d’un métro, un placement certes onéreux mais beaucoup moins si ledit métro sera aérien! Pour obtenir la somme en question, pourquoi ne pas instaurer une taxe spéciale sur l’ensemble des voitures vendues au sein de la région. Cela coûtera encore plus cher de ne pas le construire! A bon entendeur…
S.S.

                                                                              

NMD

Permettez-moi d’ajouter un point de vue à l’analyse du NMD. Il s’agit d’un danger grave, surgissant de la proposition d’un «Etat fort» et d’une prise de contrôle par l’administration (?), les gouvernements (?), des personnes qui se diraient mandatées par Sa Majesté ( ?), d’autres acteurs qui seraient créés par la suite et de manière plus ou moins autoritaire ( ?)…
Le NMD propose un «Etat fort». Les frontières n’en sont pas définies. Est-ce toute l’Administration, seulement la haute administration, le système judiciaire, le gouvernement, institution royale, un panachage d’une partie, ou du tout… ? En tous cas, le modèle ne prévoit pas la présence des institutions démocratiques comme le parlement. Il ne prévoit pas davantage le fonctionnement des contre-pouvoirs lesquels existent pourtant. Pas même une protection constitutionnelles, dont nous devrions être très fiers, le recours à la «clause d’anti-constitutionnalité»
Bon, acceptons cela. Et faisons semblant de croire qu’il s’agit juste d’une volonté de ne pas alourdir les quelques 600 pages du Modèle.
Mais là où cela ne va plus du tout, c’est la culture et l’information. Oralement, dans leur tournée de sensibilisation, les membres de la Commission du NMD, ne parlent pas spontanément d’information. Pourtant ils devraient savoir que sans information, ou bien avec des informations réduites, tardives, déformées… il n’y aura pas de modèle. Ou alors on permettra encore à quelques poignées de privilégiés de continuer à profiter du système quand tous les autres en seront encore exclus.
Dans le NMD, que voit-on? Il y a deux petits paragraphes sur le sujet de la culture, «de l’indépendance médiatique» (dernier paragraphe de la page 167 du Recueil de Notes thématiques, des Paris et projets du NMD»). Après avoir affirmé que l’information est une nécessité, le NMD veut créer une plateforme spécialisée où il pourrait y avoir des débats publics, portés par un «conglomérat de médias privés à but non lucratif» (sic!)… avec une exigence d’éthique, une mission de service public et capable comme les télévisions et la culture de faire la promotion du Maroc à l’étranger. Si les médias deviennent des sortes de mendiants, qui n’ont pas le droit de gagner leur vie, comme n’importe qui, bien naïf celui qui va croire que ces médias appauvris, qui se peupleront de personnels sous-formés, que ces médias-là seront capables de faire un travail correct? Et quand ces médias seront économiquement à terre, qui aura le pouvoir pour dire que cette information est éthique et sérieuse, et que celle-là ne l’est pas? Prenons un exemple: une femme est tuée par son mari. Sa famille ou des extrémistes vont dire que c’est de la faute de l’épouse: ce genre «d’analyse» existe chez nous. Ces points de vue peuvent revendiquer l’éthique et pour certains, invoquer avec hypocrisie, leur foi. Rapidement ces informations seront autocensurées et attendant d’être censurées. Il n’y aura plus de données sur les violences civiles et encore moins de politique pour les combattre.
Une société forte? Qui va le croire quand le Modèle veut mettre sous tutelle la culture et l’information? Les sociétés fortes sont des sociétés informées. Elles seules connaissent leurs droits, et sauront mettre en valeur les opportunités existant dans leur environnement.  Elles seules seront capables de faire pression contre le gaspillage de l’argent, et du temps, publics.
Sans faire de mauvais esprit, demandons-nous combien de Marocains, et pourquoi, se méfient des informations officielles?  C’est tout bête: la majorité sait qu’au lieu de travailler à améliorer le pays, ceux qui ont un petit bout de pouvoir s’affranchissent de la reddition des comptes. Puis ils contrôlent le peu d’information qui survit, en l’accusant d’être néfaste à l’image de marque du pays.
A propos, un certain Amartya SEN a été distingué d’un prix Nobel en 1998, parce qu’il a décrit l’amélioration des capacités des gens et des peuples, lorsqu’ils sont informés…. Il a même démontré que ce sont les plus pauvres qui gagnent proportionnellement le plus dans ces informations…
N. SLAOUI, retraité

 

 

 

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