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Annus horribilis pour la location de voitures

Par L'Economiste | Edition N°:6052 Le 13/07/2021 | Partager
Les cessions des parcs automobiles se multiplient pour défaut de paiement
La saison estivale ne permettra pas de rattraper les pertes
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La location de voitures subit de plein fouet les contre coups de la crise du tourisme (Ph. pixabay)

Début 2021, face à une fermeture des frontières depuis 15 mois, les loueurs de voitures ne comptaient pas vivre une seconde année noire. « Le secteur de location vit l’une des pires périodes de son histoire », déclare Mahmoud Chorallah, président de l’association des agences de locations de voitures à Marrakech (AALVM). En pleine crise sanitaire, les sociétés de location n’ont pas eu d’autres solutions que de limiter leur flotte pour réduire les coûts, renoncer à de nouveaux achats et vendre en masse une partie de leur parc. « Les loueurs de voitures ont dû céder plus de 50 % de leur flotte en plus des voitures récupérées par les sociétés de crédit faute de paiement », explique le président de l’AALVM. Pour Guillaume Géry, directeur général de la société Hertz au Maroc, les baisses ont parfois été drastiques. « Nous avons dû vendre 75 % de notre parc, ce qui en volume, représente 2000 véhicules » nous explique-t-il.  Face à une importante liquidation des parcs, de nombreuses sociétés de location ont peur de ne plus pouvoir satisfaire la demande croissante des MRE durant la saison estivale. Mais selon Mahmoud Chorallah, un renouvellement complet de parc est impossible.  

«L’idéal aurait été de répondre à la demande en rachetant de nouvelles voitures, si nous avons les moyens financiers. Le problème est que les banques doivent financer des sociétés qui ont toutes perdu de l’argent l’année dernière et qui en perdront encore», affirme le directeur général de Hertz. « Nous n’allons pas renouveler notre parc pour la saison estivale. Nous sommes restés sur une flotte de 550 voitures, alors que d’autres loueurs ont dû baisser les effectifs de manière beaucoup plus radicale » rajoute-t-il. 

Ne pouvant pas répondre à la demande massive des MRE, et parce qu’il n’y a pas de solution miracle, les sociétés de locations doivent à nouveau faire des sacrifices. Le parc des loueurs de voiture a été diminué de plus de 50 % et est encore en dessous des stocks habituels précédant la crise du coronavirus. Certaines sociétés seront obligées d’augmenter les prix jusqu’à 30%, estime Guillaume Géry, en espérant que l’été soit plein. 
Mais les deux mois de la saison estivale ne couvriront certainement pas les dettes accumulées depuis un an et demi. «La saison équivaudra à 4 à 5 mois d’exploitation habituelle, mais ne suffira pas à couvrir les dettes, car il faut prendre en compte l’augmentation des prix », précise le directeur général de la société Hertz au Maroc. 

«Les loueurs ont voulu répondre, mais n’en ont pas les moyens» conclut Guillaume Géry. 

Emma Labescat

 

 

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