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Lecture: Intelligences économique et territoriale, quelle relation?

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:6057 Le 20/07/2021 | Partager
Un ouvrage collectif se penche sur la question
Des études comparatives entre le Maroc, la Tunisie, la France et le Burkina Faso
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L’ouvrage, de 14 chapitres, a été publié en mai dernier aux éditions Management & Innovation

«Nous considérons actuellement que le Maroc est en avance en intelligence économique. Mais quelle est son utilité, sa valeur ajoutée, notamment pour le développement des territoires? Ceci à l’heure de la régionalisation avancée et du débat sur le nouveau modèle de développement», relève Aimad Elhajri, enseignant-chercheur à l’ENCG de Meknès. La problématique est au cœur de l’ouvrage collectif, en anglais, récemment publié aux éditions Management & Innovation, et dont il a assuré la direction, «Business intelligence & territorial intelligence». 

L’ouvrage, composé de 14 chapitres, regroupe des articles de chercheurs, marocains et étrangers, basés sur des études comparatives entre le Maroc, la Tunisie, la France et le Burkina Faso. «Nous avons déjà publié un premier ouvrage en français sur l’intelligence économique et territoriale, avec Philippe Clerc, président de l’association internationale francophone d’intelligence économique. Par la suite, nous avons organisé un évènement annuel, la journée de l’intelligence économique. Trois éditions ont été tenues, et nous avons sélectionné les meilleurs travaux, évalués par un comité scientifique spécialisé afin de les valoriser», explique Elhajri. «Les travaux viennent confirmer le rapprochement entre les deux types d’intelligences, à travers des démonstrations empiriques reposant sur des analyses couvrant des terrains variés: des collectivités, l’université, des entreprises privées, organismes publics… Les auteurs démontrent de manière argumentée que l’intelligence territoriale se situe au carrefour de trois variables: des acteurs (PME, startups, universités), des espaces (villes, technopoles, collectivités territoriales…) et des supports technologiques (SI, web, etc.)», poursuit-il. Pour le chercheur, il existe un réel besoin en recherches académiques dans le domaine de l’intelligence économique, une discipline «importante mais insuffisante», surtout sur son lien avec d’autres formes d’intelligences. «Il faudrait la lier à une autre variable pour obtenir un dispositif structuré», pense Elhajri. «Au Maroc, il existe plusieurs initiatives dans le domaine, au niveau des universités, du secteur public, des grandes entreprises, du monde associatif, mais nous avons remarqué qu’elles ne sont pas orientées vers un modèle unifié, institutionnalisé», ajoute-t-il. 

Le besoin en recherche est d’autant plus vrai dans certains pays africains où ce champ est encore émergent.

A.Na
    

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