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Mairie de Rabat: Bataille autour de la présidence

Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:6098 Le 22/09/2021 | Partager
Suite à l’entrée de Hassan Lachgar à la course de la présidence du conseil de la ville
Les manœuvres de ce dernier vigoureusement contestées par la candidate du parti de la colombe
Report de l’élection du futur maire dans un climat très tendu

Presque tous les candidats du RNI à la présidence des conseils des villes de l’agglomération de Rabat ont été élus, lundi dernier, à l’exception d’Asmaa Rhlalou proposée pour devenir la première femme à la tête de la mairie de la capitale. Elle était favorite pour gagner ce challenge, car sa candidature est soutenue par une coalition réunissant les trois partis les mieux classés aux élections communales au niveau de la région de Rabat. En plus du RNI, il y a le PAM et le parti de l’Istiqlal (PI).

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L’atmosphère était également tendue à l’extérieur de la grande salle de la wilaya qui a abrité les travaux de la session du conseil de la ville de Rabat avec mobilisation des sympathisants des deux candidats concurrents  (Ph. Bziouat)

Ensemble, ces derniers disposent d’une majorité confortable au sein du conseil de la ville avec plus de 45 sièges sur un total de 81. Mais par la suite, on va assister, à une fragilisation de cette majorité lors de la tenue, lundi dernier, de la première session du conseil de la ville dont l’ordre du jour est consacré à l’élection du président et ses adjoints.

En plus de la candidate du RNI, deux autres conseillers convoitent la présidence de la mairie de la capitale. Il s’agit de Badia Bennani (PJD), présidente sortante de l’arrondissement Agdal-Riyad, et Hassan Lachgar, fils du SG de l’USFP. Ce dernier reste un sérieux concurrent d’Asmaa Rhlalou, car il a réussi à regrouper derrière lui tous les élus mécontents de la procédure adoptée par la coalition pour la répartition des responsabilités au sein de la commune et les arrondissements de la ville, explique un conseiller de Rabat.

En plus des 8 élus du parti de la rose, Lachgar a renforcé son groupe par des élus d’autres partis notamment le MP et l’UC et certains appartenant aux partis de la coalition qui devrait en principe soutenir son adversaire, précise-t-il. Toujours selon notre source, le fils du SG de l’USFP a pu même convaincre une dizaine de conseillers du RNI de rejoindre son équipe en profitant des divergences et les rivalités personnelles survenues après la répartition des responsabilités entre les composantes de la coalition.

A ce titre, on avance le mécontentement de l’ex maire de Rabat, Omar Bahraoui, qui a joué un rôle important dans le succès du RNI notamment dans la région de Youssoufia. De même pour Said Tonarti au niveau de l’arrondissement de Yakoub Al Mansour. Selon notre source, la démarche adoptée par Lachgar lui a permis de renforcer sa position avec plus d’une trentaine d’élus soutenant sa candidature face à la Rniste Asmaa Rhlalou.

Mais cette dernière conteste vigoureusement les manœuvres déployées par son adversaire dont certaines ont été dévoilées lors de la tenue de la première session du conseil de la ville. Ainsi, une élue du RNI révèle qu’elle aurait fait l’objet de menaces dangereuses et de chantages pour ne pas voter en faveur de la candidature d’Asmaa Rhlalou. Des propos qui vont attiser davantage le climat déjà tendu qui régnait au sein de la salle, ce qui a entraîné la levée de la séance et le report de l’élection du président et de ses adjoints. En cas du maintien du statu quo, le PJD avec 8 conseillers et la FGD (4 conseillers) restent des cartes potentielles dont peut se servir l’un des deux concurrents pour consolider sa candidature.

A noter que le nombre des élus présents à cette première réunion du conseil de la ville s’élève à 80 sur un total de 81. Cette réunion a été présidée par le plus âgé des membres du conseil en l’occurrence Omar Bahraoui, ex-maire et l’un des vétérans du travail communal au niveau de Rabat.

                                                                        

Hors la capitale  

Sur les 10 communes de la préfecture de Skhirat-Témara, le RNI a remporté la présidence de 4 communes dont celle de Témara et Skhirat. De même, la présidence de la commune de Kénitra a été confiée à Anas Bouanani, du RNI. Seul candidat en lice pour succéder à Aziz Rabbah (PJD), il a obtenu 33 voix. Alors que la présidence de la ville de Salé a été remportée par Omar Sentissi du PI. Sa candidature a été soutenue par les conseillers de la coalition regroupant son parti avec le RNI et le PAM. Ce qui va lui permettre d’obtenir 60 voix contre 18 voix exprimées par les élus de l’opposition composée notamment du PPS et du PJD.

Noureddine EL AISSI

 

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